Futur du coaching et coaching du futur : Les opportunités

23 septembre 2021 à 23:47

Après avoir évoqué en détail les défis actuels auxquels le coaching fait face, quelles sont les grandes tendances à retenir ? D’ailleurs, pourquoi devrions-nous prendre en considération la notion du futur du coaching ?

Le futur du coaching : Les opportunités potentielles 

Nous voyons donc de nombreuses opportunités pour le futur du coaching :

  1. Le coaching s’impose comme une pratique courante dans le monde de l’entreprise. Il devient une ligne budgétaire fixe dans les entreprises (déjà 1 organisation sur 4 aux États-Unis selon l’étude d’ICF). Les dirigeants aspirent à devenir des employeurs de référence pour fidéliser les employés à haut potentiel.  De même, ils suivent cette démarche pour attirer davantage de jeunes talents dans un contexte de concurrence accrue. À noter que plus d’un manager sur deux a été coaché ou est susceptible de l’être dans un futur proche. Par ailleurs, 75% des milléniaux disent s’attendre à recevoir du coaching au cours des premières années de leur carrière pour progresser.
  2. Le coaching s’affirme comme une compétence essentielle de leadershippour les managers, les dirigeants, les RH et tous les agents de changement. En effet, il permet en premier lieu, d’augmenter l’engagement et le bien-être des employés. Le coaching aide dans un second temps à favoriser la diversité, l’équité, l’inclusion et la justice sociale. Il est de plus en plus inclus dans les programmes de management et de développement du leadership. C’est notamment grâce au fait qu’il facilite l’intégration des nouveaux managers. Par ailleurs, il est offert en soutien à la carrière des jeunes recrues.

 

Un levier indispensable dans un contexte de transformation

  1. La culture du coaching se diffuse plus largement dans les entreprises.En effet, déjà 1 organisation sur 3 utilise déjà trois modalités : coaching interne, externe et MLUCS* (Managers & Leaders Using Coaching Skills). Les entreprises espèrent ainsi renforcer la fidélité des milléniaux et leur attractivité pour les jeunes générations, notamment les « Z » qui commencent à arriver sur le marché du travail.
  2. Le coaching comme levier systémique visant à faciliter les transformations est appelé à être utilisé de manière systématique en complémentarité à d’autres activités de conduite du changement, comme le conseil, la formation et le mentorat. L’essor du coaching d’équipes et du coaching systémique améliore la dynamique d’équipe favorise des approches plus collaboratives, et facilite l’intelligence collective.

Une prise de conscience du coaching en ligne 

  1. Le coaching en ligne et la technologie contribueront à démocratiser le coaching. Un format évolutif qui va accroître l’impact du coaching dans la société civile.
  2. La prise de conscience des bénéfices du coaching sera soutenue par des résultats basés sur des preuves.  Elle aidera à mettre en évidence le retour sur investissement et le retour sur les attentes.
  3. Une forte demande en coaching de groupe et collectif. Plus de 60% des milléniaux* du monde entier considèrent que le travail collectif et la coopération sont très importants. Mais seulement 1/3* d’entre eux voient leur entreprise mature pour cette façon de travailler.
  4.  » Le coaching fera partie intégrante d’une société prospère  » comme l’indique l’ICF.  Ce changement découlera d’un effet d’entraînement :
    • Une performance et d’un bien-être durable dans les organisations
    • Un impact positif sur la Diversité et l’Inclusion partout
    • Une contribution aux enjeux environnementaux et à une société prospère.

 

Futur du coaching : Une nécessaire reconnaissance et professionnalisation du métier

  1. Une demande croissante de professionnalisme et d’éthique est de plus en plus nécessaire ; elle passe par l’augmentation de coaches correctement formés par des organismes de formation reconnus par les associations internationales ou des syndicats professionnels comme c’est le cas en France depuis peu (voir encadré). Ces professionnels du coaching devront ensuite démontrer une pratique régulière de leur métier, disposer d’un espace de supervision et continuer à se former pour rester actualisés. La certification des coachs par des organismes tiers à portée internationale comme ICF deviendra un « must » et devra être confortée par un système de badges électroniques dûment vérifiables comme c’est déjà le cas depuis un an chez ICF.
  2. A l’avenir, le coaching bénéficiera d’une reconnaissance supplémentaire. Il deviendra une véritable profession. À savoir qu’il sera autorégulé par des organismes professionnels. 83% des personnes interrogées ont déclaré que les associations de coaching professionnel seraient la meilleure entité pour réglementer le coaching. (12% d’entités gouvernementales et 5% de praticiens du coaching). La France fait partie des pays pionniers en la matière avec la création d’un syndicat professionnel (le SIMACS) regroupant les associations des métiers du coaching, de l’accompagnement et de la supervision qui sont les plus représentatives et fédératrices sur le territoire français. C’est grâce à ce syndicat et à la délivrance d’un titre Professionnel que le métier de coach est maintenant officiellement et durablement reconnu en France par l’État et les partenaires sociaux. Seuls les organismes habilités pouvant délivrer les formations permettant de préparer le titre de Coach professionnel ; c’est donc un grand pas en avant pour un exercice plus déontologique du métier. (Voir encadré)

 

Conclusion

Pour conclure, comment qualifier le futur du coaching ? Ce qui est sûr c’est que le coaching jouera un rôle majeur dans l’avenir. En effet, nous pensons qu’il deviendra désormais un investissement stratégique pour les entreprises et un levier de progrès pour la société civile. A l’ère du numérique, le coaching est aussi un moyen de contrebalancer l’influence du « tout numérique » par une « touche d’humanité ». C’est un aspect d’autant plus important dans un univers dominé par l’Intelligence artificielle.

Pour faire face aux défis présents et futurs, les coaches doivent faire preuve de pédagogie pour présenter clairement le ROI/ROE du coaching. Mais, les coaches doivent aussi être capable d’expliquer leur parcours de formation, comment ils déploient et entretiennent les compétences nécessaires à leur métier et dans quel cadre contractuel et déontologique ils exercent leur métier. C’est à ces conditions que le coaching du futur sera durablement installé comme une profession reconnue et capable d’apporter beaucoup de valeur aux organisations et aux hommes de demain.

 

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